Et si devenir végétarien à temps partiel était la clé pour mincir durablement ? En plus, cette nouvelle pratique alimentaire fait du bien à son organisme. On vous dit comment faire concrètement.

C’est le régime préféré des Français. Les flexitariens sont des végétariens qui mangent parfois de la viande et du poisson lors d’événements particuliers comme des repas en famille, des mariages, etc.

Le régime flexitarien a été créé par la diététicienne Dawn Jackson Blatner pour aider les gens à bénéficier des bienfaits de l’alimentation végétarienne tout en consommant des produits d’origine animale avec modération. C’est pourquoi le nom de ce régime est une combinaison des mots flexible et végétarien.

Le régime flexitarien n’a pas de règles claires et n’impose pas de quantités spécifiques de calories ou de macronutriments à consommer chaque jour. En fait, c’est plus un mode de vie qu’un régime.

Il est basé sur les principes suivants :


1. Le flexitarien accorde une place centrale aux fruits et aux légumes frais

Ces aliments frais renferment des fibresqui captent les graisses et les toxines pour les éliminer dans les selles. Ils regorgent aussi de vitamines, minéraux et antioxydants indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Enfin, ils remplissent l’estomac et rassasient bien.

En pratique :
On consomme des légumes au déjeuner et au dîner, en entrée et/ou en plat principal, à satiété, en panachant cru et cuit pour profiter d’un maximum de micronutriments sans bousculer ses intestins ;les fruits contenant davantage de sucre, on se contente de deux portions (100 à 150 g selon le fruit) par jour, au petit déjeuner et à un des deux repas principaux. On privilégie ceux de saison qui apportent ce dont l’organisme a le plus besoin à cette période.

2. Le flexitarien assure ses apports en protéines avec les céréales et les légumes secs

On en trouve de bonnes quantités dans les légumineuses (pois chiches, haricots secs, lentilles…), les céréales et graines (blé complet, riz, sarrasin, quinoa…) et les algues.

Hormis le soja et le quinoa, toutes ces sources n’apportent pas tous les acides aminés (constituants des protéines) essentiels à l’organisme : il est nécessaire de consommer des céréales et des légumineuses au cours d’un même repas ou d’une même journée pour assurer ses besoins.

En pratique :
En l’absence de viande, poisson ou œuf, on prévoit au moins une source de protéines végétale ; à l’un des deux repas, on consomme 150 g (poids cuit) d’un mélange légumineuses + céréale (riz + lentilles, pois chiche + semoule…). À l’autre, on prévoit 50 à 100 g de soja, algues ou quinoa (poids cuit). On y associe toujours des légumes.

3. Le flexitarien complète avec des œufs et des laitages animaux et/ou végétaux

Les œufs et les produits laitiers – surtout les fromages – sont riches en protéines de haute valeur biologique. Les jus végétaux (soja, amande, riz, avoine…) et leurs dérivés (yaourts, crèmes…) en renferment aussi des quantités non négligeables. En manger chaque jour en petites quantités permet de compléter les apports en protéines.

En pratique :
On prévoit des œufs deux à trois fois par semaine, pour réaliser des préparations (flans, tartes…) et/ou natures ; et on consomme un à deux laitages par jour, en privilégiant ceux issus de petits animaux (chèvre, brebis) ou les versions végétales (yaourt de soja…) si on tolère mal le lait de vache.


4. Le flexitarien privilégie les graisses d’origine végétale

Contrairement à ceux contenues dans les viandes grasses, la crème et le beurre, les huiles végétales et des oléagineux, polyinsaturés, sont peu stockés par l’organisme qui les utilise pour renouveler les membranes de ses cellules.

En pratique :

On consomme chaque jour 2 à 3 c. à soupe rases d’huiles végétales variées. Pour la cuisson, on privilégie l’olive, et pour l’assaisonnement, on opte pour le colza, la noix et la cameline ; on intègre aussi régulièrement des oléagineux à son alimentation : en plus d’être riches en bons acides gras, ils contiennent aussi des protéines ! Dans ce cas, on remplace 1 c. à soupe d’huile de la journée par 20 g d’amandes, noix, noisettes…

5. Le flexitarien consomme de la viande et du poisson quand ça lui fait envie

En manger en excès pouvant s’avérer potentiellement mauvais pour la santé, notamment en raison des substances toxiques qu’ils sont susceptibles de contenir (métaux lourds dans les gros poissons gras, hydrocarbures aromatiques polycycliques dans les viandes transformées…), plus question d’en mettre au menu midi et soir ! Mais on ne s’en prive pas si on apprécie, d’autant qu’ils contiennent aussi des nutriments indispensables à l’organisme (fer, zinc…).

En pratique :
Deux à trois fois de poisson et une à deux fois de viande par semaine, c’est suffisant quand on équilibre son assiette à côté !on privilégie la qualité, en préférant les petites espèces de poissons (maquereau, sardine…) et les morceaux maigres de viandes labellisées d’animaux élevés en plein air.

En raison de sa nature flexible et de l’accent mis sur ce qu’il faut inclure plutôt que de restreindre, le régime flexitarien est un choix populaire pour les personnes qui cherchent à manger plus sainement.

Un style de vie très répandu en France

Éline Maurel, auteur d’une étude sur le sujet (Le marché de l’alimentation végétarienne et végane à l’horizon 2020, Xerfi Research) a révélé des chiffres très surprenants sur le flexitarisme en France. De 25 % à 30 % des Français sont considérés comme flexitariens, soit bien davantage que les végétariens, qui ne mangent pas d’animaux, estimés entre 3 et 5 % de la population et surtout les vegan, qui sont entre 1 et 2 %.


Quelles sont les viandes les plus saines à inclure?

Lorsque les gens choisissent de manger de la viande, il est préférable d’opter pour une viande maigre de bonne qualité, comme le poulet ou la dinde.

Il est conseillé de limiter les viandes transformées comme le bacon, les saucisses, le salami, le jambon et les pâtés car elles sont riches en graisses saturées ainsi qu’en sel. Par ailleurs, elles fournissent très peu de vitamines et de minéraux et augmentent le risque de cancer.


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