Lorsqu’on parle du médecin intérieur, certains pensent à un pouvoir d’autoguérison qui se réalise tout seul sans notre consentement. Il n’y a pas de plus grande erreur, car c’est exactement l’inverse.

Les capacités d’autoguérison qui s’effectuent au sein de notre corps sans notre attention, comme la cicatrisation ou la consolidation de fracture, ne pourraient absolument pas se faire sans notre consentement.

Le corps est biologiquement structuré pour la santé et le bien-être.  Notre corps se recrée lui-même en permanence et se reconstruit en moins de 365 jours. Chaque jour est une opportunité pour se construire un nouveau corps. Notre sang se renouvelle en quatre mois. Notre squelette se reconstruit en trois mois. Notre peau se recrée en un mois. Notre foie se reconstruit en six semaines. La muqueuse de notre estomac se recrée en cinq jours. Tout notre corps est constamment en renouvellement permanent.

Les mécanismes pour maintenir le corps en santé permanente, c’est-à-dire tous ces processus naturels d’auto-équilibrage et d’autoguérison sont un grand Oui à la vie telle qu’elle se présente à nous.  L’autoguérison est donc une affirmation naturelle de la Vie, de l’équilibre et de la santé. Si naturelle, si évidente, si intrinsèquement liée à la nature de chaque cellule de notre corps, que nous n’avons même pas besoin d’y porter attention. Ce n’est que lorsque la maladie survient que nous sommes déroutés. Parce que justement la maladie n’est pas un état naturel. Ce n’est que lorsque des symptômes se déclarent que nous nous posons des questions.

Les processus d’autoguérison qui, bien que nous n’y portions pas attention, bien qu’ils se réalisent tout seuls, ne le font pas sans notre consentement. La maladie c’est l’illustration d’un non-consentement. Alors que notre corps est biologiquement structuré pour le bien-être et la santé, la maladie est un non consentement à la vie telle qu’elle se présente à nous. C’est un non consentement à l’auto- guérison naturelle du corps.


La maladie est un refus, une désapprobation, une non-acceptation de la vie telle qu’elle se présente.

Nous ne sommes jamais malades par hasard.

A y regarder de près, nous trouverons la plupart du temps un lien avec une situation déplaisante, une relation insatisfaisante, une séparation, des problèmes au travail, un deuil etc. Autrement dit une ou des expériences de vie que nous n’acceptons pas ou que nous refusons d’intégrer. C’est bien compréhensible il y a des expériences de vie difficiles à vivre, à intégrer ou à corriger.

C’est alors que nous luttons contre la vie que nous voyons extérieure à nous mais qui est aussi celle-là même qui circulent en nous.  C’est alors que, ce qui habituellement se passe avec notre consentement, l’auto- guérison ne se fait plus. Parce que justement nous ne consentons plus. Nous refusons ce qui se passe dans notre vie et par extension nous refusons la Vie qui circule en nous.

Autrement dit, nous ne sommes pas malade parce que tout d’un coup notre corps, tout seul et sans notre consentement, se serait mis à mal fonctionner. Nous sommes malades parce que nous avons refusé à notre corps son fonctionnement naturel. Son fonctionnement merveilleux qui nous permet d’expérimenter la vie pleinement sans nous inquiéter de quoi que ce soit comme nous le faisions tous fait étant enfants, du moins jusqu’avant nos cinq ans, période durant laquelle nous courrions les plus grands dangers de contamination microbienne, de fractures, de plaies multiples etc. mais que nous traversons, pour la grande majorité d’entre nous, sans encombre dans la plus grande innocence. Parce que nous n’étions pas encore en conflit avec la vie qui circule en nous.

Aucun d’entre nous ne demande à être malade. Aussi la maladie nous semble vraiment se réaliser toute seule, hors de tout contrôle de notre part et bien sûr sans notre consentement. Qui demanderait à être malade ? Mais ce n’est pas la maladie qui se réalise toute seule, bien que cela soit vraiment ce que nous avons l’impression de vivre, ce sont les processus d’auto-équilibrages naturels du corps qui ne peuvent plus se mettre en oeuvre. Parfois brutalement mais la plupart du temps lentement tant le corps est conçu pour la santé.

C’est pour cette raison aussi qu’il nous semble que la maladie apparaît « tout d’un coup ». Parce que le corps a fait tout ce qu’il a pu pour maintenir son équilibre naturel et la santé avant de craquer et de dire « je n’en peux plus », et arrêter ses processus naturels d’équilibrage et de renouvellement qui ne peuvent en aucun cas se mettre en oeuvre sans notre consentement. C’est la raison pour laquelle il n’est pas toujours facile de trouver le lien entre la maladie et la situation, ou les situations, la relation, ou l’expérience ou les expériences de vie, de notre propre vie qui ont déclenché ce non consentement.

Ce qu’il faut comprendre c’est qu’au cœur même de l’expérimentation de la maladie, les capacités d’autoguérison sont toujours présentes. Parce qu’elles sont intrinsèques à la
constitution du corps humain et donc qu’elles sont toujours mobilisables.

C’est parce que ces capacités d’auto- guérison sont toujours disponibles que des malades atteints de maladies dites « incurables » ont fini par guérir au grand étonnement de leurs médecins. Ils ont su rétablir le courant de vie.

Et l’image est bien réelle, ce consentement à la vie est décisif.. Ainsi alors que dans l’état de santé tous ces processus se réalisent sans notre attention, ces malades qui se sont guéris de symptômes diverses et variés, y compris de maladies dites « incurables », ont su
volontairement et délibérément, ressentir un puissant désir de vie, et s’appuyer à nouveau sur les capacités d’auto- guérison intrinsèques du corps.

Il n’est pas naturel d’être malade, comme il n’est pas naturel de fumer des cigarettes mais chacun sait que d’arrêter de fumer des cigarettes, d’arrêter donc de se rendre malade avec quelque chose qui n’est pas naturel pour le corps, demande une décision consciente et un effort de volonté. C’est exactement le même processus lorsque quelqu’un veut guérir et se guérir de symptômes qui n’auraient jamais dû se manifester parce qu’ils sont contraires à l’état naturel du corps.

C’est la grande différence entre une recherche de guérison qui consiste à aller voir quelqu’un qui nous guérira et la guérison intérieure appelée « le médecin intérieur ». Quand on va voir quelqu’un, médecin, praticien, guérisseur et autres, prétendant détenir « le pouvoir de nous guérir » sans notre effort de conscience et de volonté le résultat est encore plus traumatisant pour le corps. Nous connaissons les effets secondaires de tout médicament !

Mais comment ne pas se sentir impuissant quand on donne son pouvoir de guérison  à autrui ?

Que penseriez-vous de quelqu’un qui souhaiterait arrêter de fumer ou perdre du poids et qui dirait « je m’attends à ce que vous, praticien, médecin, fassiez les efforts à ma place pour que je ne fume plus, que je perde du poids ». Ces exemples expriment très bien  la fausseté du raisonnement. Pourtant, c’est exactement pareil que de dire : « je m’attends à ce le médecin me guérisse. »

Le médecin intérieur c’est le pouvoir de guérison que l’être détient sur son corps et non pas ce pouvoir quasi mystique qu’on donne au médecin ou autres praticiens en tous genres. Quand nous étions enfants nous attribuions des super-pouvoirs à nos parents avant de nous rendre compte qu’ils ne sont que des êtres humains sans plus de pouvoir que nous n’en avons nous mêmes. Là c’est pareil…!


Le médecin intérieur ce sont les capacités d’autoguérison du corps mais aussi les capacités d’apprentissages et de développement, dont on oublie très souvent qu’elles font partie du processus de la vie.

En effet, parce que la maladie n’est pas naturelle, elle nous amène à nous poser des questions. N’est-ce pas que c’est en se posant des questions qu’on va vers la découverte et la connaissance ? N’est-ce pas que sans questionnement, il n’y a pas de développement ? N’est-ce pas que c’est de cette manière que l’Humanité a progressé ?

Ainsi s’appuyer sur son médecin antérieur c’est faire ce que personne d’autre ne peut faire à notre place, dans ce processus de croissance qu’est la Vie et notre vie particulière, spéciale, différente parce qu’unique. C’est chercher et trouver nos réponses. C’est nous développer, c’est croître selon notre propre chemin de vie, nos propres expériences, faciles ou difficiles, agréables ou désagréables, dans la santé ou dans la maladie, nos propres défis à relever.

L’erreur qui est la plus souvent commise en ce qui concerne le médecin intérieur, les capacités d’autoguérison, dont les capacités d’apprentissages et de développement font partie, c’est de croire que cela veut dire ne compter que sur soi ou ne pas se faire aider. Bien au contraire, la maladie est, en quelque sorte, une obligation à s’ouvrir, pour passer du non consentement à la vie, telle qu’elle se présente à nous ou que nous la vivons, au consentement et à l’affirmation de la vie. Elle peut même être pour certaines personnes l’apprentissage de s’ouvrir aux autres justement, l’occasion d’apprendre à demander, l’apprentissage à se laisser aider, à se laisser soutenir et être aimé(e). On est donc très loin de ne compter que sur soi et de ne pas se faire aider sous prétexte d’auto- guérison.

S’appuyer sur son médecin intérieur veut dire se mettre aux commandes de sa guérison. C’est s’ouvrir, c’est se faire aider mais dans un comportement actif et volontaire pas dans un comportement passif qui consiste à penser plus ou moins consciemment : « je m’attends à ce que vous, pas moi, vous, fassiez les efforts de conscience, de volonté, d’apprentissages et de développement nécessaires pour que je puisse guérir, pas moi, vous ». Cela n’a pas de sens.

S’appuyer sur son médecin intérieur et sur ses capacités d’autoguérison veut dire que personne n’est mieux placé que nous pour savoir ce dont nous avons besoin pour nous guérir selon le rythme qui nous est approprié, en tant qu’individu unique, avec un corps unique caractérisé physiologiquement par un ADN unique. Il n’y a pas deux corps semblables, ni deux individus semblables. C’est la raison pour laquelle chaque processus de guérison est absolument unique.

Les principes scientifiques sont universels mais le processus en lui même est une histoire unique.

« Processus » parce que si nous considérons la maladie comme un non-consentement à la vie telle que nous la vivons ou qu’elle se présente à nous dans notre expérience de vie quotidienne personnelle, alors c’est un véritable chemin qu’il nous faut parcourir pour passer du non-consentement au plein consentement à la vie et à notre vie personnelle.

Il ne s’agit plus là de prendre une pilule et d’enlever un symptôme mais de guérir au sens profond du terme c’est-à-dire de retrouver son état naturel de santé de bien-être, de liberté, de grâce. Mais d’une liberté accrue, d’une conscience plus grande de soi, des autres et de la vie et d’une fierté aussi. La fierté d’avoir réussi à relever le défi que notre vie nous conviait à relever. Que cela soit par l’expérience de la maladie, peu importe finalement, parce qu’au bout du tunnel, au bout du chemin de la guérison, il n’y a rien de plus beau à reconnaître et à vivre que cette renaissance consciente, délibérée volontaire à soi-même et à la Vie qui circule en nous.

Rien de plus beau que ce Oui merveilleux que l’on offre de nouveau à la Vie. Rien de plus bon à ressentir que cet amour qui de nouveau nous emplit, qui de nouveau emplit chaque cellule de son corps. Ce consentement plein, enthousiaste, innocent que nous vivions enfant mais cette fois-ci en tout conscience. Le corps a joué son rôle, notre volonté de croissance a joué son rôle, notre conscience a joué son rôle et nous pouvons être fiers de nous.

En matière de maladies et de guérison l’erreur très fréquente consiste à croire et par là à attendre d’être guéri(e) pour reprendre le cours de sa vie « normale » entre guillemets.

Notre vie ne s’arrête pas parce que nous sommes malades, nous expérimentons la maladie dans cette période de notre vie, c’est tout. Et c’est en faisant face aux défis que notre vie nous convient à relever, là, ici et maintenant, en même temps que nous expérimentons la maladie, que nous sommes pleinement dans notre processus de guérison.

La maladie n’aura été qu’un aiguillon pour faire ce que nous remettions à plus tard : vivre notre vraie vie maintenant. La vie qui nous correspond vraiment maintenant. Autrement dit, il ne faut pas attendre d’être guéri(e) pour vivre sa vie telle qu’on la veut vraiment, il faut vivre sa vie telle qu’on la veut vraiment pour guérir. Ce qui implique obligatoirement des changements.


Le médecin intérieur c’est notre Âme, notre Soi supérieur, qui nous sommes vraiment, cette énergie personnelle qui est qui nous sommes vraiment, qui nous guide dans notre réunification, dans notre ré-union, dans notre réconciliation avec notre vie et avec la Vie avec un grand V.

Chantal Attia


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